Lycées Général et Technologiques : Ecrivons une nouvelle page !

La   réforme   du   lycée   s'achève   avec   des « ajustements » qui sont en réalité des objectifs profonds du ministre : le passage au contrôle continu sur la seule base du bulletin scolaire pour 40% des coefficients (voir p2). Dans un même temps, les effets de  la réforme commencent à se voir sur la voie technologique et dans les parcours des élèves (p 3). Le tout alors que les effets de deux années « sous Covid » n'ont jamais été gommés (confinements, absences d'élèves plus fréquentes etc.) et que la rentrée 2021 s'ouvre sur une situation épidémique toujours inquiétante.

Alors que M. Blanquer devient un recordman de longévité de la rue de Grenelle, le besoin de changement de politique scolaire est radical. Déjà abîmé, notre service public sort saccagé par presque 5 années de réformes régressives (loi de transformation de la Fonction publique, réforme du lycée et de l'accès à l'université, de l'entrée dans le métier, École de la « confiance »...). S'ajoutent les réductions de postes en lycée, l'augmentation     des   postes partagés et l'accentuation des pressions hiérarchiques. 

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Pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail

Toutes et tous mobilisé·es le 5 octobre

 

Alors que le gouvernement occupe l’espace médiatique pour nous enfermer dans des débats autour des questions sanitaires ou sécuritaires, ce sont bien les revendications sociales et salariales qui sont au cœur des préoccupations des personnels en cette rentrée sociale. Face à la précarisation de l’Éducation (perte du pouvoir d’achat, recours aux personnels précaires…), il y a urgence à construire une forte mobilisation pour rompre avec les politiques d’austérité, obtenir sans attendre des revalorisations salariales importantes et sans contrepartie ou stopper la dégradation de nos conditions de travail.

 

 

 Projet ministériel d’évaluation des lycées GT 

Le contrôle continu en pratique... 

Depuis 2018, Parcoursup organise la sélection généralisée pour l’accès à l’enseignement supérieur. Ce changement aurait eu des impacts sur les pratiques d’évaluations dans nos établissements, même avec le maintien du baccalauréat en contrôle final, mais la mise en œuvre du contrôle continu accentue la logique du « bac maison », des pressions sur les personnels et du stress des élèves. C’est pourquoi il est fondamental d’abroger Parcoursup autant que le contrôle continu au lycée. En attendant, avec l’annonce de la nécessité d’élaborer un « projet d’évaluation » (PE) par établissement en cette rentrée, il est important de prendre de la hauteur sur les questions d’évaluation. Ce guide propose aussi des outils de défense concrets dans les établissements contre le passage en force de ces projets qui vont restreindre notre liberté pédagogique et accentuer le rôle d’exécutant∙es que le ministère veut nous assigner. 

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Obligation de formation de 16 à 18 ans

mise au pas de la jeunesse défavorisée

 

Pour répondre à la question récurrente des « NEET » (jeunes déscolarisé·es, sans formation, sans emploi), le gouvernement dans le cadre de son plan de relance et de son plan Jeunes vient de publier une circulaire interministérielle de mise en œuvre du dispositif de l’obligation de formation de 16 à 18 ans. Sur les 1,3 millions de « NEET » identifié·es, entre 60 000 et 75 000 jeunes seraient concerné·es.

 

 

Après la fusion des Bacs pro Comptabilité et Secrétariat en un seul Bac Gestion-Administration (GA), moins insérant professionnellement, voici le remplaçant le Bac pro AGOrA (Assistance à la Gestion des Organisations et de leurs Activités) mis en place depuis la rentrée 2020. En parallèle, le ministre avait entamé une réduction de 50% de la filière sur 3 ans et mis en place un plan RH de reconversion massive des profs de la filière. L’appellation AGOrA, qui se cumule avec GA -TL (car il n’est pas prévu de changer le nom de la famille !), ne permettra pas l’identification des métiers par les familles.